valorisation

C'est en général le point clef de la négociation.
Voici quelques rappels :
Montant post ou pre-money

Investir 500K€ pour 25% du capital équivaut à une valorisation pre-money (c’est à dire avant l’apport des 500K€) de 1,5M€ et de 2M€ post money (c’est à dire après apport des 500K€). La part du capital détenue par l’investisseur à l’issue de l’opération est donc le résultat de : % = (montant apporté) / (valorisation post money). Et bien sûr (valorisation pre money) + (montant apporté) = (valorisation post money).


Evaluation

- Il existe différents calculs comptables (actualisation des revenus futurs moyennant une prime de risque ou DCF) mais aucun n’est pertinent en amorçage car le risque est trop diffus et les perspectives trop incertaines

- Il existe aussi des méthodes basées sur les transactions comparables (multiple des bénéfices…) mais qui s’appliquent mal sur des sociétés non rentables

- En général, la valorisation est le résultat de la loi de l’offre et la demande.

Du point de vue de l’investisseur, le prix à l’entrée est déterminé par le prix à la sortie : pour réaliser un multiple de 10 fois la mise (par exemple) il convient de sortir sur une valorisation de W qui correspond à un Chiffre d’Affaires de X. Pour atteindre un Chiffre d’Affaires de X il faudra des levées de fonds supplémentaires (donc Y dilution des parts du capital) donc en tenant compte de ces paramètres il faut entrer sur un prix de Z.


Logique de multiple réalisé

- Il est toujours un peu choquant, à première vue, de constater que les investisseurs veulent faire des multiples de 10 fois, 15 ou 20 fois la mise initiale. Cette cupidité semble consternante… Il faut modérer cette première impression qui est trompeuse. En effet, un investisseur exige que chacune de ses opérations puissent potentiellement rapporter autant car dans les faits, la grande majorité ne rapportent rien du tout !!!

C’est le principe fondamental de ce métier : sur 10 investissements 6 ou 7 seront des échecs. Donc les 3 ou 4 survivants doivent ‘payer’ pour la casse réalisée de manière à ce qu’au final les comptes soient positifs. A titre d’illustration, le capital risque français a produit sur 20 ans (de 86 à 06) un retour sur investissement de – 0,86% !!!